- Accueil
- L'institut
- Nike Taupe & White Dunk Low Sneakers
- Nike Air Force 1 '07 LV8 ribbon sneakers in white and pink
- adidas Samba OG animal-print striped trainers
- ADIDAS Originals SL72 OG sneakers in blue
- Nike GREY "Dunk Low" sports shoes
- nike air jordan 1 mid unite totale white sneaker review
- nike air jordan 4 white cement 2016 retro
- Air Jordan 4 GS Where The Wild Things Are DH0572 264 Release Date Price 4
- 1574 nike air jordan 1 blancas y negras
- Cherry Jordan 11 Release Date
- Présentation
- Le conseil académique
- Les enseignants
- Les partenaires
- L'Université Numérique UNEEJ
- La Chaire Jacques Toledano
- La chaire André Neher
- Le Prix Haïm Zafrani
- Recrutement
- Etudier
- Publications
- Actualités
- Soutenir
- Contactez-nous
Buy Cheap Pandora Charms Online, Charms Pandora Pas Cher Buy Cheap Pandora Charms Online, Charms Pandora Pas Cher, Charm en lata de ley y Pandora Shine con grabado In my heart
Colloque : « Poètes juifs d’expression française »

Colloque : « Poètes juifs d’expression française »
Un colloque qui a tenu toutes ses promesses
Le colloque international consacré aux Poètes juifs d’expression française s’est ouvert, le lundi 16 mars 2026, dans le cadre prestigieux de l’Institut de France, avant de se poursuivre le dimanche 22 mars à l’Institut universitaire Élie Wiesel. Pensé comme un temps fort de réflexion et de transmission, cet événement, organisé en collaboration avec l’Association des Amis de l’Œuvre de Claude Vigée, la Société d’Études Benjamin Fondane et l’Institut de France, a pleinement tenu ses promesses.
Dès la séance solennelle d’ouverture, accueillie par Bernard Stirn, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, le ton fut donné. Haïm Korsia, grand rabbin de France et vice-président de l’Académie, a présidé la soirée avec une érudition lumineuse et un sens de l’humour salué par tous. Aux côtés du président de l’Institut Elie Wiesel, Yves Rouas, le directeur général Gad Ibgui a exprimé sa gratitude pour cet accueil et rappelé l’importance d’un tel dialogue entre poésie, mémoire et pensée.
Les interventions ont ensuite déployé toute la richesse du thème. Sandrine Szwarc a exploré la dimension poétique de l’œuvre d’Élie Wiesel, entre chant, prière et silence, tandis que Pierre Troullier interrogeait la pluralité des langues et la possibilité même de traduire la poésie. Francine Kaufmann, dont la communication a été lue par Michèle Tauber, a évoqué les poètes juifs de langue française en Israël, et Adeline Baldacchino a mis en lumière les voix féminines, entre subversion et réparation.
La présence de Jean-David Levitte, membre de l’Institut et ancien ambassadeur de France aux États-Unis, a encore renforcé l’éclat de cette ouverture. De l’avis unanime du public, cette première soirée a constitué une entrée en matière remarquable.
Le second temps du colloque, à l’Institut universitaire Élie Wiesel, a permis d’approfondir la réflexion à travers trois tables rondes thématiques.
La première table ronde, intitulée « Bereshit : la quête des origines et de l’identité » et présidée par Claude Cazalé Bérard, a réuni Jean-Yves Masson, Sandrine Szwarc, Marie-Brunette Spire et Margaret Teboul. À travers les figures d’Henri Franck, Edmond Fleg, André Spire et Benjamin Fondane, les interventions ont exploré l’éveil d’une conscience juive en poésie, où mémoire, identité et langage s’entrelacent. La poésie y apparaît comme un acte fondateur, une prise de parole habitée par une responsabilité éthique.
La deuxième table ronde, « Galout : exil, extermination, résistance, résilience », présidée par Jean-Yves Masson, a rassemblé Claude Cazalé Bérard, Andrée Lerousseau, Juliette Adams et Gary D. Mole (en zoom). Les communications ont mis en évidence la manière dont la poésie affronte l’expérience de l’exil et le traumatisme de la Shoah, en interrogeant notamment le silence de Dieu et les limites du langage. De Jean Wahl à Claude Vigée, de Piotr Rawicz à Bruno Durocher, s’est dessinée une poésie de la tension et du témoignage, à la fois lucide et résistante.
Enfin, la troisième table ronde, « Tikkoun olam : après la Shoah, la réparation du monde », présidée par Andrée Lerousseau, a réuni Thierry Alcoloumbre (en zoom), Clara Lévy, Cécile Rousselet (en vidéo) et Michèle Tauber. Les échanges ont souligné le rôle de la poésie comme espace de reconstruction et de pensée, notamment à travers les œuvres de Claude Vigée, Edmond Jabès, Henri Meschonnic et Bluma Finkelstein. Entre aphasie, traduction biblique et parole arrachée au silence, la poésie s’y affirme comme un vecteur possible de réparation.
Au fil des interventions, une conviction s’est imposée : la rencontre entre judaïsme et création poétique constitue une nécessité intérieure. En langue française, cette rencontre prend une tonalité particulière, oscillant entre choix, engagement et métamorphose. Les œuvres évoquées portent les traces de l’exil, de la mémoire et de l’histoire, mais aussi une promesse de lumière. Elles dessinent les contours d’une véritable po-éthique, où la parole devient à la fois témoignage, résistance et réparation.
Ce colloque fut également marqué par une émotion particulière : une pensée a accompagné les intervenants - Gary D. Mole et Thierry Alcoloumbre - retenus en Israël en raison de la guerre, dont l’absence a été vivement ressentie tout au long des échanges mais dont les interventions rendues possibles par le ZOOM ont été remarquables.
Porté par un comité d’organisation (Claude Cazalé Bérard, Andrée Lerousseau, Sandrine Szwarc) et un comité scientifique (Thierry Alcoloumbre, Adeline Baldacchino, Claude Cazalé Bérard, Monique Jutrin, Francine Kaufmann, Haïm Korsia, Jean-Yves Masson, Andrée Lerousseau, Clara Lévy, Gary D. Mole, Cécile Rousselet, Sandrine Szwarc, Marie-Brunette Spire, Michèle Tauber, Margaret Teboul et Claudine Vigée-Singer) d’une grande exigence, cet événement a su conjuguer rigueur académique, profondeur spirituelle et ouverture au public. Il laisse l’empreinte d’un moment rare, où la poésie, loin d’être reléguée, s’est affirmée comme une voie essentielle pour penser le monde, l’histoire et l’avenir.
La clôture, assurée par Sandrine Szwarc, suivie d’un moment convivial, a prolongé cet esprit de partage. Plus qu’un colloque, ces journées auront suscité l’envie de relire les œuvres des poètes évoqués. Les communications paraîtront dans la revue « Tsafon ».
vidéo du colloque :





