L’enseignement à la paix au Maroc, un exemple pour le Proche-Orient ? Avec Yéhuda Lancry et André Azoulay, dans le cadre de la Chaire Jacques Toledano pour le dialogue des cultures de l’Institut Elie Wiesel

L’Institut Universitaire Élie Wiesel avec le soutien de la Fondation Jacques Toledano et de la Fondation du Judaïsme Français, vous invite à la deuxième conférence de la Chaire Jacques Toledano pour le dialogue des cultures, avec Monsieur Yéhuda Lancry et Monsieur André Azoulay, en direct par visioconférence, jeudi 24 juin 2021 à 19h (heure française).

 

Par la singularité de l’histoire commune entre juifs et musulmans au Maroc, ce pays est le seul état du monde arabe à avoir reconnu un « affluent hébraïque » dans son identité. La constitution marocaine précise ainsi : « État musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen ».

Cette particularité, qui se décline aujourd’hui dans les programmes d’enseignement, fait du royaume du Maroc est un modèle dans l’enseignement de la paix, tant au niveau de l’École qu’au sein des universités et dans la recherche, en intégrant l’ensemble de ses composantes sans exclusive.

Ainsi l’Histoire des Juifs du Maroc est enseignée dans les écoles, fait l’objet de recherches académiques et de multiples lieux accueillent des programmes culturels, à l’instar du Bayt Dakyra Essouira, un musée mémoriel de la vie juive et des relations fraternelles entre juifs et musulmans dans « la ville bleue ».

Dans les relations entre les peuples, la question de la représentation de l’autre est essentielle. Plusieurs pays du Maghreb et du Machrek sont également riche d’une Histoire commune entre juifs et musulmans. En s’inspirant du modèle marocain qui redonne aux Juifs leur place pleine et entière dans l’histoire, ces pays modifieraient profondément leur représentation des Juifs dans la région et en conséquence de la place d’Israël comme État juif.

A propos de Monsieur Yéhuda Lancry
Diplomate israélien, ancien Ambassadeur d’Israël aux Nations-Unies et en France, Yéhuda Lancry est associé à plusieurs missions de pourparlers de paix au Proche-Orient. Monsieur Yéhuda Lancry est le président de la Chaire Jacques Toledano pour le dialogue des cultures créée par l’Institut Universitaire Élie Wiesel, avec le soutien de la Fondation Jacques Toledano et de la Fondation du Judaïsme Français.

A propos de Monsieur André Azoulay
Conseiller de Sa Majesté le Roi du Maroc, Président de l’Association Essaouira-Mogador, du Printemps musical des Alizés, de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, basée à Alexandrie (Égypte),  Fondation Mohammed VI pour la protection et la sauvegarde de l’arganier, membre du Comité des Sages de l’Alliance des civilisations à l’ONU. Monsieur André Azoulay est le fondateur de Bayt Dakyra Essouira, un musée situé au cœur de la médina de la ville d’Essaouira au Maroc. Cet espace spirituel, culturel et d’étude, consacré à la mémoire de la communauté juive de la ville joue un rôle important dans la préservation et la valorisation de la mémoire judéo-marocaine.

A propos de la Chaire Jacques Toledano pour le dialogue des cultures
Inédite dans le monde académique, la Chaire Jacques Toledano pour le dialogue des cultures créée par l’Institut Universitaire Elie Wiesel, avec le soutien de la Fondation Jacques Toledano, abritée sous l’égide de la Fondation du Luxembourg et la Fondation du Judaïsme Français, vise à développer une expertise d’enseignement et de recherche sur l’étude de la rencontre et du croisement des civilisations entre monde juif et monde arabe, entre judaïsme et islam, dans l’espace méditerranéen et le Monde.